Le #CAD de l’#OCDE se penche sur les #peer #review

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Le Comité d’aide au développement (CAD) de l’OCDE consacre aujourd’hui à Paris une journée entière au peer review (« examen par les pairs ») de la Coopération belge au développement. Outre une délégation belge de hauts fonctionnaires et de spécialistes du développement et les autres pays membres de l’OCDE, le Secrétaire permanent du ministère rwandais des Finances prendra part aux débats. Cet exercice doit déboucher sur une analyse de la politique belge en matière de développement menée ces dernières années et sur une série de recommandations qui seront présentées le 8 septembre prochain à Bruxelles.

Chaque membre du Comité d’aide au développement (CAD) de l’OCDE passe tous les cinq ans un « examen par les pairs » (peer review) dont l’objectif est d’échanger des idées et des bonnes pratiques sur les nouveaux défis liés à la coopération au développement. L’examen par les pairs doit permettre aux bailleurs de réaliser des apprentissages croisés et de veiller ensemble à ce que l’aide reste suffisamment pertinente.

Accent mis sur l’efficacité de l’aide
La dernière peer review de la Coopération belge au développement date de 2010. L’accent avait alors été mis notamment sur l’amélioration de la qualité de l’aide humanitaire belge et sur la nécessité d’une approche stratégique fédérant tous les acteurs belges du développement. Cette année, le Comité d’aide au développement de l’OCDE applique une nouvelle formule d’examen par les pairs. Non seulement le secrétariat du CAD et les pays membres de l’OCDE que sont la Finlande et l’Italie sont impliqués, mais le Rwanda, pays partenaire, et le Mexique, observateur, fournissent aussi une contribution. Cela permet à un nouveau bailleur comme le Mexique de tirer parti des expériences des autres et d’engager un dialogue sur l’efficacité de l’aide au développement.

Lors de leur visite en Belgique en janvier dernier, les pairs évaluateurs (peer reviewers) se sont entretenus avec la Direction générale Coopération au développement et Aide humanitaire, avec plusieurs services du SPF Affaires étrangères et avec le ministre de la Coopération au développement qui a exposé ses priorités stratégiques pour les prochaines années. Des rencontres et échanges ont eu lieu avec la CTB et la Société belge d’investissement BIO. Les acteurs belges de la coopération non gouvernementale, les partenaires sociaux et les représentants des institutions multilatérales ont également été entendus. Il y a eu ensuite une visite de terrain au Rwanda qui fut l’occasion d’entretiens avec les autorités rwandaises, l’ambassade belge et plusieurs acteurs du développement.

Pas seulement l’Aide publique au développement
Les discussions qui se tiennent aujourd’hui à Paris portent essentiellement sur l’ampleur des efforts de la Belgique en faveur de la cohérence des politiques, sur la vision belge de la coopération au développement et de l’aide humanitaire, sur le cadre légal et le cadre de gestion, sur les instruments de coopération et de financement et sur la façon dont notre pays rend des comptes sur les résultats en termes de développement. Les débats permettent aussi au nouveau ministre de la Coopération au développement d’exposer la trajectoire de réforme qu’il a engagée.

Lors de la rencontre, la délégation belge a noté que tous les défis majeurs du 21e siècle sont liés au développement, mais que l’Aide publique au Développement (APD) peut seulement jouer un rôle limité dans la réalisation du nouvel agenda global et universel post-2015. Les bailleurs doivent donc réexaminer leur objectifs stratégiques, adapter leurs outils et les modalités de leur aide et s’organiser de la façon la plus adéquate. C’est la seule façon pour que les contributions des bailleurs restent utiles et pour qu’ils puissent continuer à exercer leur mission à l’avenir.

La Belgique a donc choisi de se focaliser sur les pays fragiles et les moins avancés qui sont aussi les plus dépendants de l’aide. À l’avenir, notre pays souhaite que l’on consacre au minimum 50% de l’aide totale aux pays les moins développés. Notre pays a également exposé le vaste programme de réforme du gouvernement dans le domaine de la coopération au développement et présenté ses premiers résultats. La décision la plus importante prise jusqu’ici est l’adoption d’une nouvelle liste de 14 pays partenaires et de 15 partenaires multilatéraux. Cette réorientation permet à notre pays de diminuer le « saupoudrage » dans sa coopération et d’opérer un recentrage géographique sur ces pays et thématique sur les domaines où notre aide a le plus d’impact.

Rapport définitif en septembre

Les débats qui se tiennent aujourd’hui à Paris déboucheront sur une rapport final analysant non seulement la politique de développement des dernières années mais formulant aussi des recommandations concrètes à l’égard de notre pays. Le président du CAD Erik Solheim présentera officiellement le rapport final, avec le vice-Premier ministre et ministre de la Coopération au développement Alexander De Croo, le 8 septembre prochain à Bruxelles.

 

source : ocde

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