La Financière de l’échiquier: commentaire de la semaine

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Nouvelle semaine de baisse violente, toujours de façon relativement indifférenciée, le recul des grands indices se situant autour de 10% depuis le début de l’année. Les investisseurs ont été rendus nerveux par l’approche de seuils techniques importants sur les marchés d’actions et de crédit européens et américains. La volatilité est de fait remontée, sans toutefois atteindre les niveaux de stress observés dans les précédentes corrections de marché d’ampleur comparable.
 
Chine
Les investisseurs ont ignoré les « bonnes » nouvelles en provenance de Chine, à savoir la hausse des exportations de décembre et la stabilisation du yuan. Il est vrai que cette dernière a été obtenue par la manière forte, les taux d’intérêt montant overnight à 66% sur le yuan offshore. Nous tablons toujours sur la poursuite d’un ralentissement ordonné de la croissance chinoise, autour de 6-6,5% en 2016 (à suivre cette semaine le PIB du quatrième trimestre) et sur une dépréciation ordonnée du yuan au cours des prochains mois.
 
Prix du pétrole
Les investisseurs se sont en revanche concentrés sur la poursuite de la chute des cours du pétrole, passés sous les 30 dollars. La corrélation entre pétrole et marchés actions atteint maintenant un niveau très élevé, inédit dans un contexte de choc d’offre sur les marchés pétroliers. On peut l’expliquer par le risque élevé de défaut que fait peser la chute actuelle des cours sur les producteurs américains endettés. L’écartement des spreads high yield est de fait devenu conséquent, non seulement aux Etats-Unis mais également en Europe. Une autre explication est la faiblesse des dernières statistiques américaines (ventes de détail, moral des industriels) qui font craindre qu’un choc de demande non anticipé se greffe sur le choc d’offre initial.
Le déséquilibre offre / demande (de l’ordre de 1,5-2,0M barils/jour) est désormais très important sur le marché pétrolier. Il devrait commencer à se résorber cette année. L’arrivée sur le marché du brut iranien devrait se traduire par +0,5M barils/jour d’ici la fin janvier et +1,0M barils/jour d’ici fin juin, mais la faiblesse des cours devrait accélérer la fermeture de capacités aux Etats-Unis.
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