Tag Archives: Assemblée Générale

Bientôt un nouveau BruxellesX le long du canal. #bruxelles #bpost #business

ENTREPRISES

BPOST-CAMIONS

 

Lors de l’assemblée générale des actionnaires de  BPOST, ce mercredi, le CEO Koen Van Gerven a fait une annonce intéressante. Il a en effet fait savoir qu’un immense centre de tri va être construit le long du canal à Neder-Over-Heembeek, sur le site CARCOKE/BUDA au port de Bruxelles.

Le nouveau Bruxelles X aura une capacité de traitement tant des lettres que des paquets exceptionnelle.

Tous les paquets belges seront traités au même endroit. La capacité sera de 300000 par jour et les lettres de Bruxelles et du Brabant y seront dispatchées aussi.

L’Etat français monte au capital d’Air France- KLM pour assurer son droit de vote double #airfrance #france

Le13886403838_fcf973e217_c ministère de l’économie a annoncé aujourd’hui une prise de participation de 1,7% dans le capital de la compagnie aérienne Air France-KLM. La participation représente 5.1 millions de titres, pour un montant total compris entre 33.15 et 45.9 millions d’euros. Cette opération garantira le droit de l’Etat aux votes doubles lors de la prochaine assemblée générale de la compagnie.

« L’Etat, qui détient 15,88 % du capital d’Air France-KLM, a souhaité se donner les moyens de soutenir l’adoption des droits de vote doubles par Air France-KLM », informe le ministère de l’économie et des finances dans un communiqué publié aujourd’hui.

Cette stratégie de l’Etat s’inscrit dans le cadre de la Loi Florange (avril 2014), dont l’article 5 généralise le droit de vote double aux actionnaires détenant des parts d’une entreprise depuis plus de deux ans. Ce droit de vote double est réservé aux actionnaires de nationalité française et aux ressortissant de la communauté européenne. Cette mesure a pour objectif de favoriser l’investissement à long terme et les actionnaires les plus stables, dont l’Etat et vise à “reconquérir l’économie réelle”.

Les salariés d’Air France-KLM, deuxièmes actionnaires du groupe sont globalement favorables à ce dispositif. La direction affirme cependant désirer “laisser la démocratie actionnariale décider”, mais n’exprime pas de problème de fond avec la Loi Florange et le principe d’un actionnariat stable. Il faudrait rassembler la majorité des 2/3 en assemblée générale pour bloquer le dispositif de vote double, ce qui ne devrait pas se produire.

L’opération s’inscrit dans une stratégie des pouvoirs publics de reconquête industrielle, dont la montée au capital de l’agence de participation chez Renault est une bonne illustration. La participation dans le constructeur automobile a été portée de 15.01% à 19.74%. Selon l’agence de participation de l’Etat “« Cette opération marque à la fois la volonté de l’Etat de défendre ses intérêts en tant qu’actionnaire, en pesant en faveur de l’instauration de droits de vote double dans la gouvernance de Renault, et le caractère stratégique qu’il attache à sa participation au capital de cette grande entreprise industrielle ». Le PDG de Renault-Nissan, Carlos Ghosn s’était vivement opposé à cette initiative.

Ces prises de participation sont un bon calcul pour l’Etat français, qui pourrait gagner plus de 16 milliards d’euros en vendant ses parts dans les différents groupes, sans pour autant y perdre de l’influence. 22 entreprises du CAC40 ont déjà installé le dispositif de droit de vote double.

 

Paul COZETTE

ASSEMBLEE GENERALE DES ACTIONNAIRES DE DELHAIZE CE JEUDI

Delhaize-Group


Ce jeudi 22 mai 2014 à 15h aura lieu l’assemblée générale ordinaire des actionnaires de Delhaize à Bruxelles. 

 

Lors de cette assemblée, le Conseil d’administration présentera tout d’abord le rapport de gestion sur l’exercice social clôturé au 31 décembre 2013. Ensuite, après la présentation du rapport du commissaire et la communication des comptes annuels consolidés, les actionnaires de la société approuveront, ou non, la distribution d’un dividende brut de EUR 1,56 par action ordinaire.

Par conséquent, au 15 avril 2014, la répartition bénéficiaire 2013 est la suivante :

– Bénéfice à affecter : 1.058.786.218,50 euros
– Affectation à la réserve légale : 0,00 euros
– Montant global du dividende brut pour toutes les actions : 159.821.329,00 euros
– Solde du bénéfice à reporter : 898.964.889,50 euros

La loi belge n’impose pas de quorum pour l’assemblée générale ordinaire du 22 mai 2014. Par conséquent, les décisions peuvent être prises lors de cette assemblée quel que soit le nombre d’actions Groupe Delhaize qui y seront représentées.

Coralie DEVIES.

ASSEMBLEE GENERALE EXTRAORDINAIRE DE NYRSTAR CE MATIN A BRUXELLES

NystarLe 30 avril 2014, Nyrstar tenait son assemblée générale ordinaire et extraordinaire des actionnaires à Bruxelles. À cette occasion, les actionnaires ont approuvé tous les points à l’ordre du jour de l’assemblée générale, y compris les états financiers pour l’année se terminant le 31 décembre 2013.

Nyrstar a connu une séance mitigée malgré l’annonce d’une hausse de 6% de sa production minière au premier trimestre. Le groupe précise toutefois souffrir de l’appréciation de l’euro par rapport au dollar. Le quorum requis pour la délibération et le vote sur les points à l’ordre du jour de l’Assemblée Générale Extraordinaire n’a pas été atteint. C’est pour cela qu’une seconde Assemblée Générale Extraordinaire se tiendra aujourd’hui, le 19 mai 2014, à 11h00, à Bruxelles.

À propos de Nyrstar. Nyrstar est une entreprise intégrée d’exploitation minière et de raffinage, leader du marché du zinc et du plomb, et jouant un rôle croissant pour ce qui est d’autres métaux de base et précieux, des ressources essentielles qui alimentent l’urbanisation et l’industrialisation rapides de notre monde en mutation. Nyrstar, qui emploie plus de 6500 personnes à travers le monde, possède des exploitations minières, des unités de raffinage et d’autres en Europe, dans les Amériques, en Chine, et en Australie. Les bureaux de Nyrstar, société constituée en Belgique, se trouvent en Suisse. Nyrstar est cotée à la Bourse NYSE Euronext de Bruxelles.

Reconversion de Port Pirie. Nyrstar a comme objectif de reconvertir la fonderie de Port Pirie en une usine de traitement et de récupération polymétallique ultramoderne. Les négociations sont en bonne marche. Le conseil d’administration du groupe a donné son accord pour ce projet, et il reste donc à finaliser les accords portant notamment sur le financement. Dans ce cadre, Nyrstar a reçu, ce lundi, une réponse positive de l’Australie: “Le 29 avril 2014, Nyrstar a été informée par le gouvernement d’Australie du Sud que l’approbation finale du Cabinet a été obtenue pour fournir un appui éventuel pour la totalité du financement de tiers. Nyrstar et le gouvernement d’Australie du Sud sont aux stades avancés de finaliser les accords prévoyant cet élément critique du projet de reconversion. Le gouvernement d’Australie du Sud a informé Nyrstar que ces documents seront exécutés au plus tard le 16 mai 2014, date à laquelle la décision finale d’investissement sera annoncée par Nyrstar et le gouvernement d’Australie du Sud”, pouvait-on lire sur le site de l’Echo.

Evolution du cours du titre en 2013

Le cours du titre Nyrstar a reculé de 50 % en 2013. Sur la même période, l’indice MSCI World Metals and Mining a, quant à lui, progressé de 14 % et le cours annuel moyen du zinc a baissé de 2 %. En moyenne, 623 509 actions se sont échangées quotidiennement en 2013, contre 1 036 883 en 2012, soit une baisse de 40 %. Le conseil d’administration a proposé aux actionnaires un dividende brut de 0,16 EUR par action et de structurer la distribution sous la forme d’une réduction de capital, ce qui traduit bien la confiance du conseil dans la solidité financière de la Société et les perspectives à moyen et à long termes des marchés dans lesquels elle évolue.

Coralie DEVIES.

L’OMBRE DE DIDIER BELLENS PLANE SUR L’ASSEMBLEE GENERALE DES ACTIONNAIRES DE BELGACOM

Didier belles: absent mais omniprésent dans les débats de l'AG de ce mercredi matin

Didier Bellens: absent mais omniprésent dans les débats de l’AG de ce mercredi matin

Nous vous l’annoncions hier, la saison des assemblées générales a débuté. Ce matin, nous nous sommes rendus à l’assemblée générale des actionnaires de Belgacom. Le moins que l’on puisse dire est que ce rendez-vous, très attendu, a suscité des débats houleux….

Stefan De Clerck (Chairman), Dominique Leroy (CEO), Roy Stewart (EVP Finance) et Dirk Lybaert (EVP Corporate Affairs) étaient tous les quatre présents ce matin à 10h pour développer les points à l’ordre du jour de cette assemblée. Tout d’abord, les actionnaires ont pris connaissance des rapports annuels du Conseil d’administration, des rapports du Collège des Commissaires, des informations fournies par la commission paritaire ainsi que des comptes annuels consolidés au 31 décembre 2013. Ils ont du également approuver les comptes annuels, y compris la distribution de dividendes, et le rapport de rémunération.

C’est sur ce point que les débats se sont montrés tendus. En effets, une partie des actionnaires minoritaires ont déploré que Belgacom distribue des dividendes si élevés (2,18 euros de dividende brut par action), mettant par la même occasion en péril la stabilité financière à long terme de la société. En effet, le conseil d’administration a décidé, car le bénéfice de l’exercice n’était pas suffisant, de puiser dans les réserves afin de calculer le bénéfice à distribuer. Ce sont donc 742 203 897 euros qui seront distribués entre les actionnaires.

Ceux-ci regrettent également la pression politique et l’implication de l’Etat belge, actionnaire majoritaire, dans la vie de la société. C’est en effet l’ombre de Didier Bellens qui a plané tout au long de cette assemblée. Sa révocation le 15 novembre 2013 par le Conseil des ministres, en vertu de la loi du 21 mars 1991 lui donnant compétence pour la nomination et le licenciement du CEO de Belgacom, suscite toujours des interrogations. Elio Di Rupo évoquant à l’époque des “manquements graves” de la part de Didier Bellens ainsi que des propos “injurieux” et “dégradants” à l’encontre de l’actionnaire majoritaire de l’entreprise. Mais certains actionnaires sont sceptiques et crient à l’illégalité de sa révocation. Ils estiment que Didier Bellens n’a commis aucune faute et que l’Etat a voulu se protéger en le révoquant Didier parce que celui-ci voulait faire passer la stabilité de l’entreprise avant celui des actionnaires. C’est donc un débat juridique qui a eu lieu et la question de la modification de la loi de 1991. Celle-ci, traitant des entreprises publiques autonomes, serait clairement en concurrence avec le code des sociétés. Stefan De Clerck a reconnu que le cadre légal de Belgacom n’était pas facile et qu’il serait judicieux d’en débattre plus tard.

En résumé, pendant plus de quatre heures, Stefan De Clerk a du se montrer patient devant de nombreux actionnaires qui voulaient des réponses. Le malaise des actionnaires concernant la pression politique exercée par l’Etat belge a été ressenti et la ferveur opposition de Didier Bellens contre l’utilisation par cet état de Belgacom comme une vache à lait, a été la raison de son départ. Et ce sont donc sous les applaudissements que les actionnaires minoritaires ont reconnu le travail et l’implication fournis par Didier Bellens pendant 10 ans au poste de CEO de belgacom.

Il revient désormais aux dirigeants de Belgacom de s’interroger sur la relation entre l’Etat, le conseil d’administration et les actionnaires. Le débat n’est malheureusement pas clos.

 

Coralie DEVIES