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Internet.org: Facebook fait marche arrière face à la polémique indienne #facebook #inde

16304243157_de1292ff47_bFacebook tente de se dépêtrer de la polémique dans laquelle le réseau social est pris depuis plusieurs semaines quant au lancement de l’application internet.org en Inde. Mark Zukerberg s’est rendu sur place ce week-end.

Pour rappel, internet.org est un partenariat entre plusieurs entreprises mondiales (Facebook, Samsung, Nokia etc…), visant à développer un accès universel à internet et notamment dans les pays en développement. Initié en 2013 par Mark Zuckerberg, pour qui “la connectivité est un droit de l’homme”, cette version gratuite et restreinte d’internet avait été lancée dans neuf pays émergents et permet à l’utilisateur d’accéder à une quarantaine de services, dont Facebook. Le réseau social espérait toucher près de 800 millions de personnes.

Le lancement de l’application a déclenché l’ire des entreprises du web indien qui accusent Facebook de concurrence déloyale. Il était prévu que Facebook choisissent lui-même les services auxquels l’application donne accès. Pour ces entreprises, il s’agit tout simplement d’une violation de la neutralité d’internet. Les services proposés comprenaient Facebook Messenger et le moteur de recherche Bing (propriété de Facebook et concurrent de Google). Le caractère désintéressé du projet est fortement remis en cause.

Craignant de voir la polémique enfler, le voyagiste Cleartrip s’est retiré le premier de l’application, suivi par NTDV, éditeur du principal quotidien indien. Face à ce tollé, Facebook a redéfini les règles, notamment en laissant le choix aux utilisateurs de choisir leurs services. Ils auront la possibilité de modifier leur liste de service tous les trois mois. Mark Zukerberg a réagi à la polémique avec la publication d’un long communiqué dans lequel il affirme que si “si quelqu’un ne peut pas se payer une connexion, c’est toujours mieux d’avoir un accès limité plutôt que pas d’accès du tout”. 

L’autorité indienne de régulation  des télécoms a mené une vaste consultation le mois dernier. Celle-ci a fait face à des millions de mails indignés. Une opération “black-out” a été menée il y a deux semaines pour inciter un maximum d’usagers à désactiver leurs compte Facebook pendant 24 heures. Le projet fait l’objet des mêmes réticences dans d’autres pays où l’application va s’insérer, au Brésil notamment.

 

GUY WAGNER (BANQUE DE LUXEMBOURG): L’ACTIVITE CONJONCTURELLE DANS LA ZONE EURO S’AMELIORE

 Dans la zone euro, l’activité conjoncturelle continue à s’améliorer doucement même si la reprise économique reste fragile en raison de la faiblesse des crédits bancaires. Ceci est l’opinion de Guy Wagner, chief investment officer de la Banque de Luxembourg, et de son équipe dans leur analyse mensuelle, les ‘Highlights‘.

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Après des conditions météorologiques particulièrement difficiles aux Etats-Unis, le pays devrait reprendre le chemin d’une croissance modérée avec une normalisation des températures. La nouvelle présidente de la Réserve fédérale américaine Janet Yellen a suggéré qu’en l’absence d’un ralentissement économique inattendu, elle continuerait à réduire le programme de rachat d’obligations d’Etat et de créances hypothécaires à hauteur de 10 milliards de dollars par réunion. Dans la zone euro, l’activité conjoncturelle continue à s’améliorer doucement. « En effet, la reprise économique reste fragile en raison de la faiblesse des crédits bancaires », dit Guy Wagner, chief investment officer de la Banque de Luxembourg et administrateur-directeur de la société de gestion BLI – Banque de Luxembourg Investments. Malgré la faiblesse des crédits bancaires et le bas niveau de l’inflation, la Banque centrale n’a pas relâché davantage sa politique monétaire jusqu’à présent.

Le caractère durable du programme Abenomics est remis en question. Au Japon, l’absence d’une amélioration des exportations malgré la faiblesse du yen et d’un redressement du revenu réel des ménages suite à la hausse des coûts énergétiques remettrait en question le caractère durable de la reprise économique déclenchée par le programme Abenomics. Les pays émergents restent vulnérables malgré la stabilisation de leurs devises en février. « Les hausses de taux d’intérêt enregistrées dans ces régions risquent de ne pas pouvoir mettre fin aux sorties de capitaux en raison du renforcement du ralentissement économique suite au resserrement monétaire », dit l’économiste luxembourgeois.

 

Les rendements obligataires des pays industrialisés sont peu attrayants

Suite à la forte détente des taux longs en janvier, les rendements obligataires sont restés à de faibles niveaux en février. La stabilisation des devises émergentes et la remontée des marchés boursiers n’ont pas conduit à un redressement des rendements obligataires. Aux Etats-Unis et en Allemagne, les taux longs sont restés quasiment inchangés. Guy Wagner : « D’une manière générale, les rendements obligataires des pays industrialisés restent à des niveaux peu attrayants. La faiblesse des pressions inflationnistes ne plaide pas pour une remontée prochaine des taux longs. »

 

Pays émergents : le ralentissement économique pourrait s’aggraver suite aux hausses de taux d’intérêt

Etant donné que le ralentissement économique dans les pays émergents pourrait s’aggraver suite aux hausses de taux d’intérêt visant à stabiliser leurs devises, les bénéfices des entreprises générant une part de plus en plus grande de leur chiffre d’affaires dans les pays émergents risquent de perdre une source potentielle de croissance au cours de cette année.